Depuis 77 ans, le peuple palestinien est maintenu dans un système de fragmentation qui n’a rien d’un accident de l’histoire : il est le cœur même de la politique coloniale israélienne. Réfugiés dispersés, Gaza enfermée (et aujourd’hui génocidée), Cisjordanie sous contrôle militaire, Jérusalem réduite à un statut de résidence révocable, Palestiniens de 48 relégués à une citoyenneté conditionnelle. Cinq statuts, un même peuple, un même continuum de dépossession. Parmi ces catégories imposées, une demeure la moins comprise, précisément parce qu’elle dérange le récit dominant : celle des Palestiniens qui vivent « à l’intérieur », citoyens d’un État qui revendique leur égalité tout en institutionnalisant leur mise à l’écart. Leur existence expose ce que beaucoup préfèrent ignorer : l’apartheid ne commence pas au checkpoint, il commence dans le déplacement, dans les lois, dans l’urbanisme, dans l’école, dans la manière même de définir qui a le droit d’appartenir à ce pays. C’est à eux que ce texte donne voix.
Notre site est accessible à tous
Tous nos articles sont donc lisibles, sans abonnement. Blast a choisi ce modèle pour que toutes les personnes qui n’en ont pas les moyens puissent s’informer.
Vous pouvez faire un don à partir de 1€, et vous abonner à partir de 5€.
C’est grâce à vous que nous pouvons rester indépendants et accessible à toutes et tous. Merci !
Crédits photo/illustration en haut de page : Margaux Simon
Auteur: Blast

