Quelques jours après les annonces criminelles du gouvernement Bayrou, nous avons eu le privilège d’assister au tout dernier caprice de la bourgeoisie du 6ème arrondissement de Paris : le lancement d’une pétition visant à faire annuler l’installation d’une supérette Carrefour City. Une protestation au soutien explicite du groupe Carrefour à l’armée israélienne ? Que nenni. Si l’information en soi peut sembler anodine, elle dit pourtant beaucoup – à elle seule – du mode de vie et des logiques séparatistes qui structurent la bourgeoisie parisienne depuis des siècles. Piqûre de rappel.
Le nouveau caprice séparatiste de la bourgeoisie parisienne
Effectivement, un article du Monde nous a appris il y a quelques jours qu’environ 3.000 personnes, habitant pour la plupart d’entre elles dans le 6ème arrondissement – vers le jardin du Luxembourg – ont signé une pétition visant à faire annuler l’installation d’un Carrefour City au niveau de la rue Vavin. Une partie des signataires a été rendue publique, parmi lesquels figurent notamment :
- Les éditocrates Denis Olivennes – entre autres choses créateur du magazine Franc-Tireur et directeur de la nouvelle chaîne de Kretinsky T18 – et Alain Finkielkraut – entre autres choses invité en permanence sur les plateaux télé pour déverser ses propos racistes
- Les artistes Alain Souchon ou Catherine Frot
- L’ex-journaliste économique Bruno Segré, l’initiateur de la pétition
On apprend également que Céline Hervieu, députée de la circonscription (élue PS-NFP), s’est positionnée contre l’implantation de la supérette. Une opposition qu’elle justifie en ces termes : « Dans le 6e, on est différent, on a envie de garder nos spécificités, l’aspect culturel de Montparnasse, l’accès au beau, une qualité de vie… Ne pas être dans cette marche forcée. » Mais de quelle « marche forcée » s’agit-il exactement ?
Auteur: Adrien Pourageaud

