La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a défendu dimanche le port d’armes par les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB), critiqué par le Premier ministre François Bayrou et des personnalités de droite.
Elle a souligné sur France 3 avoir signé fin 2024 avec la ministre de l’Agriculture Annie Genevard « de manière concertée avec l’Office français de la biodiversité une circulaire » qui prévoit « le port d’armes discret », ce que font « beaucoup de policiers en intervention. »
Les agents de l’OFB « interviennent face à des personnes armées notamment dans leur activité de police de la chasse », a-t-elle justifié. « On ne pose pas son arme de service dans la voiture et on la laisse pas dans son bureau, qui n’est pas complètement fermé », a-t-elle dit.
Dans sa déclaration de politique générale, François Bayrou avait qualifié d’« humiliation » et de « faute » certaines inspections d’agents de l’OFB auprès d’agriculteurs, « une arme à la ceinture dans une ferme déjà mise à cran par la crise ».
Matignon a appelé ensuite à « l’apaisement », condamnant « toute forme d’agression » face aux agents de l’OFB dont les locaux sont la cible de syndicats agricoles.
Agnès Pannier-Runacher a condamné les « propos irresponsables » de certains responsables de droite dont le président des Républicains Laurent Wauquiez. Ce dernier avait dit avoir pour but de « supprimer » l’Office, l’accusant d’« organiser » des poursuites contre un agriculteur.
« L’OFB ne disparaîtra pas, parce qu’ils ont des missions qui sont essentielles » comme « s’assurer qu’il n’y a pas de pollution de l’eau que vous buvez » ou « des risques pour les enfants qui se promènent en forêt », a martelé la ministre.
Les plus de 3.000 agents de l’OFB, dont 1.700 sur le terrain, sont chargés de faire respecter les règles en matière d’usage…
Auteur: AFP

