Face aux guerres qui se répètent et aux consciences qui s’éteignent, la question d’un enfant traverse le vacarme : « Papa, quand il n’y aura plus de guerre ? » C’est le cri d’une innocence que le monde adulte a trahie — celle qui pleure pour un chat perdu, s’indigne de l’injustice, et croit encore que l’amour peut empêcher la barbarie.
Face aux guerres qui se répètent et aux consciences qui s’éteignent, la question d’un enfant traverse le vacarme :
« Papa, quand il n’y aura plus de guerre ? »
C’est le cri d’une innocence que le monde adulte a trahie — celle qui pleure pour un chat perdu, s’indigne de l’injustice, et croit encore que l’amour peut empêcher la barbarie.
Il connaissait déjà la réponse, mais il refusait d’y croire.
Devant lui, il ne restait que ce monde d’adultes — fatigués, résignés, complices.
Et lui, l’enfant, savait déjà qu’un jour il leur ressemblerait.
Cette peur-là, plus que les bombes, le faisait trembler.
Sa façon de demander, sans trembler,
« Papa, quand il n’y aura plus de guerre ? »
c’était son dernier acte d’espérance,
sa prière à voix nue.
Dans son regard, il implorait l’humanité d’arrêter —
avant que lui aussi ne devienne, comme ils disent,
un homme mûr,
celui sur qui repose la souffrance et l’indignité du monde.
Lui, l’enfant qui a mal pour un chat égaré,
aura-t-il oublié — plus tard —
celui qu’il était,
celui qui aidait, simplement,
contre le mal que ressent l’autre ?
Ou bien le monde lui aura-t-il appris
à détourner les yeux,
à nommer faiblesse ce qu’il appelait amour ?
Non, malgré leur jeune âge,
les enfants posent les vraies questions.
Pourquoi, en grandissant, les hommes perdent-ils cette innocence
et refusent-ils de la retrouver ?
La peur de l’autre n’est souvent que la peur de soi.
En prenant conscience de ce qui se manigance,
beaucoup choisissent la…
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