Un important glissement de terrain a touché « plus de six villages » situés dans une région montagneuse de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et a déjà fait trois morts, ont indiqué vendredi les autorités locales, qui redoutent un lourd bilan humain.
La catastrophe est survenue dans la nuit de jeudi à vendredi vers 03H00 (17H00 GMT jeudi) dans la province d’Enga, au centre de l’archipel. Trois corps ont déjà été retrouvés, selon Steven Kandaiun, un responsable local, mais il faudra probablement des jours voire des semaines pour arrêter un bilan définitif.
Le gouverneur de cette province, Peter Ipatas, a indiqué que « plus de six villages » avaient été frappés, qualifiant le désastre de « catastrophe naturelle sans précédent » ayant causé des « dégâts considérables ». Il a ajouté que ce glissement avait causé des « pertes humaines et des dégâts matériels ».
« Je présente mes sincères condoléances aux familles de ceux qui ont perdu la vie », a déclaré le Premier ministre papouasien James Marape dans un communiqué.
Une équipe de secours – composée de médecins, militaires, policiers, membres d’agences onusiennes – a été dépêchée sur les lieux pour évaluer les dégâts et prendre en charge les blessés. Cette équipe aidera « aux opérations de secours, à la recherche des corps et à la reconstruction des infrastructures », a détaillé M. Marape.
D’après un photographe de l’AFP sur place, un mélange de roches et de terre s’est détaché du mont Mungalo.
« Tout d’un coup, il y a eu un grand glissement de terrain. La montagne s’est effondrée soudainement alors que les habitants dormaient encore ». Leurs maisons ont été « complètement détruites », constate Steven Kandai, un responsable local.
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Auteur: AFP


