Paquet chimique du Green Deal : nous le voulons au calendrier des institutions européennes

Générations Futures a constaté que le « paquet produits chimiques » , regroupant les révisions REACh et CLP du Green Deal, est absent du projet de déclaration commune concernant les priorités législatives des institutions européennes pour 2023/2024. 

Le vendredi 09 décembre 2022, Générations Futures envoie une lettre à l’attention des Président.es du Conseil, de la Commission et du Parlement européen pour les alerter sur la nécessité de programmer les révisions des règlements REACh et CLP d’ici 2024. Depuis plusieurs mois, les ONG européennes interpellent ces institutions pour maintenir le cadre des révisions. En octobre, le réseau HEAL envoyait déjà une lettre dont Générations Futures était co-signataire. Les demandes étaient claires : exiger de la Commission européenne qu’elle mette en place de toute urgence :

  1. La réforme du règlement CLP :
    Soutenir la récente proposition de la Commission européenne pour l’ajout de nouvelles classes de danger, y compris pour les produits chimiques perturbateurs endocriniens ;
    ● Encourager la Commission européenne à publier sa proposition de réforme du principal. texte législatif CLP d’ici la fin de l’année 2022.
  2. La réforme du règlement REACH :
    ● Exiger que la Commission européenne présente sa proposition dans les meilleurs délais. et en tout cas avant la fin de 2023.
    Contribuer de manière constructive aux travaux préparatoires de la proposition législative.

Parallèlement, un autre combat se joue autour du règlement SUR, le règlement européen pour l’utilisation durable des pesticides, aujourd’hui menacé par les lobbies de l’agrochimie et les états membres réfractaires aux ambitions du texte. Ils appellent à la création d’une nouvelle étude d’impacts qui n’aurait comme conséquence que de retarder les négociations sur le texte. Générations Futures et 32 ONG se sont mobilisées auprès du gouvernement français pour demander à la France de maintenir son positionnement. Cette lettre s’ancre dans une mobilisation européenne de nombreuses ONG.

Remettre à plus tard ces révisions, c’est exposer plus longtemps les citoyens européens aux impacts des polluants chimiques sur leur environnement et leur santé. Hors, rien qu’au niveau français, un sondage commandé à l’IFOP a montré que 88% des Français étaient inquiets de leurs impact au quotidien. À cela s’ajoute la tribune signée par plus de 200 médecins et scientifiques qui alertent sur la nécessité de maintenir ces réformes au plus…

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Auteur: inesledevehat