Par les villages / du 22 au 26 janvier au Théâtre des quartiers d’Ivry / Également les 25 et 26 février à la Filature, Mulhouse, le 5 avril au Théâtre de Corbeil-Essonnes et les 12 et 13 avril à l’Espace culturel Robert-Doisneau, Meudon-la-Forêt.
La pièce Par les villages, de Peter Handke, mise en scène par Sébastien Kheroufi est une de ces aventures qui prouvent avec éclat la nécessité du temps long pour la création théâtrale, aussi bien dans sa phase de recherche qu’à l’étape de la rencontre avec le public. Dès la scène d’ouverture du spectacle en décembre 2024 au Centre Pompidou, celles et ceux qui avaient eu la chance de découvrir le spectacle à sa naissance au Théâtre des quartiers d’Ivry en février de la même année constatent la transformation.
Dans le vaste hall du lieu qui s’apprête à fermer pour de longs travaux, le metteur en scène et son équipe n’ont pas reconstitué le brasier qui accueillait le spectateur ivryen aux abords du théâtre. Ils n’ont pas non plus cherché à recréer l’ambiance « cité » qui faisait alors leur préambule, porté par quelques-uns des membres du chœur d’amateurs formé par Sébastien Kheroufi. Désormais, il nous faut être bien attentif et scruter la foule pour remarquer une dizaine de jeunes gens assis sur des plots installés au milieu de carrés blancs, immobiles devant de petits transistors diffusant de la musique urbaine.
Précision du geste
Disposées en deux lignes parallèles, ces présences statiques ne sont que le premier des nombreux éléments qui témoignent de l’effort d’abstraction, d’épure, de précision du geste réalisé par le metteur en scène dans l’intervalle qui sépare ses premières dates des plus récentes. De la part de ce jeune artiste de…
Auteur: Anaïs Heluin

