Aux Pâquis, tout le monde connait la triste histoire de l’immeuble du 8 Rue Royaume, qui a brûlé depuis des années et qui est laissé vide par son propriétaire, malgré sa position en plein centre-ville.
Il y a un an, le 9 février 2023, un collectif occupait le bâtiment. Son but : visibiliser l’abandon scandaleux du lieu et obtenir l’expropriation de son propriétaire, la société spéculatrice Burval SA en liquidation. Son patron, J.P. Romy, est connu pour posséder de nombreux immeubles vides et est un adepte de la spéculation immobilière, autrement dit un spécialiste pour se faire beaucoup d’argent sur le dos des locataires et de la crise du logement. Il est poursuivi depuis longtemps par la justice genevoise pour des pratiques illégales dans le secteur de l’immobilier. Le bâtiment de la Rue Royaume avait notamment servi à un marchand de sommeil. Depuis l’évacuation rapide et violente dont ont été victimes les occupant.es, le bâtiment est toujours vide et un simple échafaudage sert à masquer le scandale [1] .
la crise du logement à Genève et aux Pâquis doit trouver une résistance à sa hauteur
Mais Romy n’est visiblement pas le seul requin de Genève. Alors qu’il est extrêment dûr de trouver un logement dans cette ville, que les proprios empochent parfois plus d’un tiers de nos salaires sans lever le petit doigt, que des hausses de loyers et de charges sont à nouveau annoncées, que les attaques sur le droit du bail sont menées par la droite au niveau fédéral et que l’hébergement inhumain des personnes migrantes dans des abris PC est à nouveau à l’ordre du jour, il est temps que la crise du logement à Genève et aux Pâquis trouve une résistance à sa hauteur.
Les principaux responsables et ceux qui profitent le plus de cette crise sont les spéculateurs qui se revendent entre eux les biens immobiliers pour en faire exploser les prix. Ce sont aussi les propriétaires verreux qui magouillent…
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