La cérémonie n’aurait pas dépareillé en Corée du Nord, mais c’est bien en France que ça se passe
Macron au garde-à-vous entouré de militaires. Macron qui chante la Marseillaise. Macron qui attache longuement la cravate de Teddy Rinner en lui faisant des câlins. Macron qui lit un discours avec une voix enveloppante. Macron qui allume la flamme du soldat inconnu. Macron qui accompagne les athlètes sous l’arc de triomphe. Et surtout, Macron sur le podium qui sautille en rigolant «Qui ne saute pas n’est pas français !» à côté de médaillés en fauteuil, avant de se rendre compte de l’immensité de sa bêtise.
C’était le samedi 14 septembre 2024 à Paris. Le chef du régime, illégitime et détesté, auteur d’un coup d’État et à la veille d’un plan d’austérité, veut capitaliser au maximum sur les Jeux Olympiques. En prolongeant les Jeux par une «parade» sur les Champs-Élysées, gavée de policiers et retransmise en direct sur BFM et France Télévision.
Une parade qui n’était pas à la gloire des athlètes mais de Macron. Toutes les 30 secondes, un plan rapproché sur le visage du président, et occasionnellement sur des soldats.
Cet égotrip militariste a coûté 5 millions d’euros. C’était un caprice de Macron décidé au mois d’août. Et faute d’argent disponible, l’Élysée a décidé de piocher dans le budget de la télévision publique, qui a été sommée de verser une partie de ses recettes publicitaires pour payer l’addition, selon le Canard Enchaîné. Après avoir dépensé plus d’un milliard pour une baignade dans la Seine, le gouvernement n’était plus à quelques millions près.
Les Jeux Olympiques ont toujours été une tribune politique, visant à célébrer la puissance et la grandeur du pays hôte. Mais ce 14 septembre, un mois après la fin des JO, le summum de la propagande mégalomane, mélangeant sport, guerre et culte de la personnalité présidentielle, semble avoir été atteint. Et…
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Auteur: B

