A la veille de la nouvelle journée de manifestation, prévue ce samedi 31 octobre, la question du parcours du cortège, à Paris, est source de polémique. Pour l’« acte III » du mouvement contre « la vie chère » et les cortèges de lycéens, deux parcours ont été déposés. L’un, de Bastille à Nation, par l’intersyndicale Ile-de-France (CGT, FO, FSU, Solidaires, FAGE, UNEF, Union étudiante). L’autre, de Bastille à Concorde, par la coordination de gilets jaunes. Les deux ont été interdits par la préfecture de police de Paris.
Comme la semaine dernière, la préfecture impose un autre parcours, inhabituel, aux lisières de Paris. Il est cette fois fixé entre la porte de Bagnolet et la porte de Charenton, en empruntant les boulevards des maréchaux, à deux pas du périphérique. Par ailleurs, la préfecture a ordonné un couvre-feu dans les secteurs de la place de la République et de Châtelet-Les Halles pour les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi.
« La préfecture nous balade de parcours en parcours »
L’intersyndicale, qui a saisi la justice pour contester les interdictions, dénonce ces décisions. « La préfecture nous balade de parcours en parcours », a dénoncé la trésorière de l’UNEF, Clara Privé, lors d’une conférence de presse ce vendredi. « Ils considèrent que tout Paris est un centre-ville ». « On trouve ces manières inadmissibles et cela montre que la préfecture veut museler la…
Auteur: François Vignal
