Dans les rues de Paris, les forces de police sont partout. La cérémonie d’ouverture, qui doit se tenir le 26 juillet, représentera un défi sécuritaire au format inédit. Le metteur en scène du show Thomas Jolly a pu en dresser les contours : « C’est un spectacle vivant qui se déroule sur la Seine, six kilomètres durant, du pont d’Austerlitz à la tour Eiffel. Trois cent mille spectateurs y assisteront », dévoile-t-il au journal Le Monde.
Au bord de la Seine, 44 000 grilles ont été installées pour sécuriser les lieux. « On dirait une prison », s’amusent les passants. Ces moyens matériels s’accompagnent d’une présence humaine jamais vue. Durant toute la compétition olympique, 45 000 membres des forces de police et de gendarmerie doivent être déployés en Île-de-France. Pourtant, alors que les autorités françaises tentent de rassurer en affichant leur arsenal sécuritaire, 68 % des Français se disent toujours inquiets pour leur sécurité pendant les JO, d’après un sondage publié mardi par l’institut Odoxa. Pourquoi tant d’inquiétudes ? « Ces craintes sont dues au contexte international. Il y a aussi un risque terroriste présent et fort depuis plusieurs années dans les pays occidentaux », explique-t-on au ministère de l’intérieur.
Plusieurs attaques déjouées
Interrogé au micro de France Inter, le procureur national antiterroriste s’est montré transparent sur l’état de la menace, notamment djihadiste : « Nous sentons monter un climat de tension depuis la fin de l’année 2023. Nous avons ouvert trois fois plus de procédures en lien avec le contentieux djihadiste sur le premier semestre 2024 que ce n’était le cas sur le premier semestre 2023 », expliquait mardi matin Olivier Christen. Depuis des mois, les services de renseignements français font preuve d’une vigilance accrue. Ils craignent tout autant un risque endogène – le passage à l’acte d’individus résidant sur…
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Auteur: Hugo Forquès

