La Ville de Paris a annoncé samedi 22 août « la mise à l’abri de l’ensemble des 253 personnes », des migrants essentiellement, « installées devant la mairie de Paris Centre », suite à « l’évacuation forcée » par l’État d’un campement dans l’enceinte du Samu social.
Le campement, situé devant la mairie du quartier touristique du Marais, abritait 400 personnes, dont des étrangers en situation régulière et des sans-papiers, pour certains évacués il y a plus d’une semaine du camp de fortune du Samu social, dans le 13e arrondissement. Une situation pointée du doigt par les associations qui fustigent régulièrement le manque d’hébergement d’urgence dans la capitale.
« La Ville de Paris annonce aujourd’hui l’engagement de la mise à l’abri de l’ensemble des personnes présentes sur ce site », affirme samedi la mairie dans un communiqué. « L’ensemble des personnes installées sur le parvis de la mairie de Paris Centre sont désormais mises à l’abri au sein de gymnases de la Ville », ajoute la mairie centrale, « jusqu’à ce que les services de l’État, dont c’est la responsabilité légale et morale, leur proposent une solution pérenne ».
« C’est un véritable soulagement pour ces familles dont l’état de santé ne cessait de se dégrader », a déclaré Méryl Sotty, porte-parole de Médecins sans frontières (MSF), dont les équipes ont effectué sept interventions depuis mi-juillet sur le campement du Samu social puis devant la mairie de Paris Centre.
Selon Luc Viger, coordinateur d’Île-de-France de l’association Utopia56, « au moins 50 personnes restent sans solution » et vont se « retrouver dès ce soir à la permanence quotidienne de l’association », qui sollicite son réseau pour trouver des places d’hébergement chez des bénévoles.
Mi-août, le campement installé sur le site du Samu social, qui avait rassemblé jusqu’à…
Auteur: La Croix (avec AFP)
