Le personnel réclame des moyens pour la santé et pas pour la guerre
«De l’argent pour l’hôpital, pas pour les Rafales». Le slogan s’affiche sur les banderoles et il est scandé dans le hall de l’hôpital Robert Debré, à Paris, le 10 juin. Le personnel soignant a hué Macron, à l’occasion de sa venue pour lancer les travaux d’un institut du cerveau.
Malgré un important dispositif policier, des dizaines de travailleurs et travailleuses de la santé sont venus de toute l’Île-de-France pour protester contre le président, dénoncer l’économie de guerre et rappeler leurs conditions de travail déplorables. Les services de l’Élysée s’étaient engagés à recevoir les représentants des personnels hospitaliers, une promesse non tenue. Une de plus. Cela n’a pas empêché la mobilisation autour et dans l’enceinte du bâtiment.
Le budget 2026 de l’État français, passé en force, a débloqué 6,7 milliards d’euros en plus pour l’armée. Le budget militaire est passé de 50,5 à 57,2 milliards, soit une hausse de 13% des moyens. Aucun autre ministère ne bénéficie de tels crédits. L’année suivante, en 2027, ce budget devrait atteindre 63,4 milliards d’euros.
De manière presque inversement proportionnelle, 7,1 milliards d’euros d’économies sont réalisés sur la santé, alors que les hôpitaux sont déjà en grave difficulté. Ces coupes ne sont pas des chiffres abstraits : on meurt déjà faute de prise en charge dans les couloirs des hôpitaux. Ce budget va même tuer deux fois : les victimes des guerres impérialistes et les patients qui n’auront pas accès à des soins adéquats.
Parmi les dépenses militaires, des dizaines d’avions de guerre supplémentaires sont commandés. Chaque Rafale coûte 120.000.000 (120 millions) d’euros l’unité, plus ou moins, selon les modèles et les options. Mais ce n’est pas tout : dans un contrat d’armement, les surcoûts sont…
Auteur: B

