C’est sans doute la première fois dans l’histoire, en tout cas dans ce siècle, que des criminels contre l’humanité expliquent aussi clairement à la face du monde ce qu’ils sont en train de faire. C’est aussi la première fois que nous assistons à un génocide filmé sous tous les angles et retransmis sur nos écrans, sans que quiconque ne fasse quelque chose pour l’empêcher. Nous aurons beaucoup de mal à expliquer comment cela a pu se produire à nos enfants et petits enfants. Ces derniers jours, les génocidaires ont multiplié les déclarations toujours plus claires et assumées :
Le ministre israélien fasciste Itamar Ben Gvir réclame un quota d’exécutions nocturnes de palestiniens dans un podcast : «Il faudrait mener des assassinats ciblés à Gaza, en éliminant de 30 à 40 personnes chaque nuit. Pas seulement celles qui représentent une menace immédiate — il y a là-bas des gens qui ne méritent pas de vivre. Ils ne devraient pas vivre. Ce ne sont même pas des êtres humains». Ce quota est déjà dépassé, puisque les morts à Gaza se comptent probablement en centaines de milliers.
Dans cette émission, Ben Gvir échangeait tranquillement avec Rom Braslavski, un militaire et agent de sécurité israélien qui a été capturé le 7 octobre, et relâché en 2025. Ce dernier, présenté comme une victime, tient des propos encore plus atroces que le ministre, il réclame de pouvoir tuer lui-même des détenus palestiniens : «Je ne veux pas d’une corde. De mes propres mains, j’exécuterai chaque terroriste». Il s’agit d’une référence à la loi de Ben Gvir autorisant l’exécution de «terroristes» palestiniens, sachant qu’Israël qualifie comme tels quasiment tous les détenus enfermés et torturés sans procès dans ses geôles.
Dans le même podcast, Ben Gvir appelle à «bombarder Beyrouth et les écraser». Car le ministre veut aussi annexer le Liban, et en chasser sa population. Il y a…
Auteur: B
