Pour dégager des marges de manœuvre budgétaires, le gouvernement pourrait-il être tenté de vendre une partie des « bijoux de famille » de l’État, autrement dit une fraction des participations qu’il détient dans des entreprises ? François Bayrou a évoqué cette possibilité, lors de la présentation de sa feuille de route budgétaire le 15 juillet.
« L’État détient aussi des participations dans de grandes entreprises. Plusieurs sont essentielles, elles doivent être protégées pour jouer leur rôle stratégique mais dans certaines de ces entreprises, la participation de l’Etat pourrait être diminuée sans réduire son influence », expliquait le Premier ministre, alors qu’il détaillait les différents leviers pour redresser les comptes publics à moyen terme.
Le chef du gouvernement n’a pas donné davantage de détails, ni sur l’ampleur des cessions qui pourraient être inscrites dans le futur projet de loi de finances, ni sur le type de participations concernées. Les arbitrages doivent se nourrir des échanges que le ministère de l’Économie et des Finances doit engager avec les groupes parlementaires jusqu’au mois de septembre. Le produit ne devrait pas servir à alimenter les 10 milliards d’euros d’efforts budgétaires annoncés sur le périmètre de l’État, sur un total de près de 44 milliards sur l’ensemble de la dépense publique. François Bayrou a précisé que « le patrimoine ainsi dégagé » devra « être…
Auteur: Guillaume Jacquot

