Pas de panier de produits sains à prix coûtant pour les consommateurs français : le texte a été rejeté par le Sénat

« L’accès à une alimentation saine, choisie et durable, censé être un droit fondamental, devient un luxe pour beaucoup. » Ce sont les mots de plus de 37 associations qui se sont unies le 30 mars dernier dans une lettre ouverte au Premier ministre afin de mettre à l’agenda politique l’accès à une alimentation saine, dans un contexte de dégradation du pouvoir d’achat et de hausse de la précarité. Si ce constat a été partagé sur tous les bancs de l’hémicycle, les groupes se sont opposés sur les moyens d’y répondre. 

Malgré le dépôt par la sénatrice écologiste Antoinette Guhl d’une proposition de loi en ce sens au Sénat, le texte a en effet été rejeté par les groupes Les Républicains, RDPI, RN-UDR et UCI ce jeudi 23 octobre. Ils ont notamment jugé les mesures proposées incompatibles avec les principes de liberté du commerce et de l’industrie, de liberté d’entreprendre et de liberté des prix. Plusieurs réserves ont par ailleurs été émises quant au calcul du « prix coûtant » et aux conséquences de cette loi sur les commerces de proximité et sur les producteurs. 

Rendre les produits sains accessibles : un objectif unanimement partagé 

« Vous n’avez pas mesuré […] la réalité de la précarité qui menace aujourd’hui nos concitoyens », s’est exclamée Antoinette Guhl hier en séance publique. La montée de l’inflation après le Covid, la guerre en Ukraine, la hausse du prix de l’énergie liée à…

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Auteur: Justine Molierac