« Pas de récépissé, pas de police de proximité : nous voulons que les jeunes non-blancs cessent de mourir »

Arrêtons avec les fausses solutions qui aménagent la violence policière au lieu d’y mettre fin. Le récépissé de contrôle d’identité documenterait le contrôle au faciès sans le supprimer. La police de proximité multiplierait les contacts qui, précisément, nous tuent. Notre histoire est celle de centaines d’enfants morts des suites d’une rencontre avec les forces de l’ordre, pas celle d’une relation à apaiser.

Depuis les années 1970, plus d’un millier de personnes sont mortes des suites d’une intervention policière. Depuis le début de l’année 2026, on en compte déjà 22.
 Nous obtenons aujourd’hui quelques victoires judiciaires, trop rares, trop lentes. Le policier qui a tué Olivio Gomes a été condamné pour homicide volontaire. Très récemment, la requalification en meurtre de la mort de Nahel par la Cour de cassation, trois ans presque jour pour jour après les faits, nous laisse entrevoir une lueur de justice.



RED jeunes, pour Rassemblement, égalité, démocratie


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Mais pendant que nous nous battons pied à pied pour ces reconnaissances, l’État construit un arsenal légal qui va dans la direction opposée. Les morts par balle lors de refus d’obtempérer existaient avant 2017. Après le vote de l’article L435-1 du Code de la sécurité intérieure, qui autorise les policiers à tirer sur un véhicule en fuite sur la base d’une simple anticipation arbitraire de ce que ses occupants pourraient faire, ces tirs meurtriers ont été multipliés par cinq.

En 2021, la loi sécurité globale tente…

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