Un habitat inadapté qui devient mortel
Ce mouvement dénonce une réalité insupportable : la persistance des « bouilloires thermiques » qui transforment les logements en véritables pièges mortels. À devoir survivre dans de telles conditions, ou devoir s’enfuir de son logement, les militants démontrent l’absurdité de payer un loyer.
Selon une étude récente, 43 % des logements français sont insuffisamment dotés en volets ou stores extérieurs. En cause, un blocage administratif ubuesque :
– La rigidité des règlements de copropriété qui interdit souvent la pose de stores ou de volets.
– La bureaucratie d’urbanisme, notamment les Architectes des Bâtiments de France, qui freine l’installation de protections solaires pour 1 logement sur 3.
Le résultat est frappant : 17,5 % des Français doivent utiliser des solutions de dernier recours, comme scotcher des couvertures de survie sur leurs fenêtres pour tenter de faire baisser la température intérieure.
L’urgence ignorée par le pouvoir
Pourtant, les solutions concrètes sont déjà connues. L’an dernier, la Fondation pour le Logement (ex Abbé Pierre) a porté une proposition de loi transpartisane baptisée « Zéro Logement Bouilloire ».
Ce texte, soutenu par une coalition solide de 150 députés issus de huit groupes politiques différents, propose des mesures de bon sens : reconnaître la surchauffe comme une forme de précarité énergétique, instaurer un droit pour le locataire d’imposer l’installation de protections solaires (volets, stores) ou de brasseurs d’air, et lever les verrous administratifs.
“La chaleur dans mon appartement est invivable pendant les canicules, plus de 35 degrés en continu malgré la pose de filtres solaires sur les vitres, j’ai 65 ans et chaque canicule est une épreuve pour moi! J’ai demandé de l’aide à mon propriétaire, le bailleur social AXIMO mais en vain !”, témoigne Isabelle.
Malgré cela, le gouvernement fait…
Auteur: Léonore Suied

