À partir de 2026, seul un paquebot géant par jour sera autorisé à mouiller dans la baie de Cannes. Sont concernés les navires transportant plus de 3 000 personnes. Le nombre d’escales annuelles dans la baie doit ainsi baisser de 48 % l’année prochaine, passant à 34 escales en 2026, puis à 31 en 2027, tandis que la jauge d’accueil sera plafonnée à 6 000 croisiéristes par jour, tous bateaux confondus. C’est ce qu’a annoncé la ville des Alpes-Maritimes dans un communiqué, le 28 juin.
La mairie n’a en réalité pas pu interdire directement le mouillage au large de ses côtes, car elle ne dispose pas du pouvoir de police en matière environnementale lui permettant d’intervenir au-delà de la bande des 300 mètres près du littoral. Elle a donc passé un engagement contractuel avec la société concessionnaire de la gestion du terminal de croisières. C’est ce contrat qui a été approuvé le 27 juin en conseil municipal, à l’unanimité, comme le rapporte l’Agence France-Presse.
Le maire de Cannes, David Lisnard (Les Républicains), avait déjà tenté de lutter contre la pollution générée par ces paquebots géants ces dernières années. En 2020, la ville avait ainsi imposé aux compagnies maritimes la signature d’une charte limitant la teneur en soufre de leur carburant à 0,1 % pour pouvoir débarquer leurs passagers. D’ici 2030, la ville compte aller plus loin en interdisant l’accueil des navires d’une jauge supérieure à 1 300 passagers.
La Métropole de Nice s’est récemment engagée dans une lutte similaire, en interdisant en janvier les paquebots de plus de 900 passagers dans la rade de Villefranche-sur-Mer. Avant de faire machine arrière et d’autoriser, comme à Cannes, l’escale d’un bateau de croisière par jour, avec un maximum de 65 par an.
Après cet…
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