Une centaine de coureurs ont atterri au poste de secours, en proie à des malaises ou à de graves déshydratations, bien souvent perfusés, alors qu’ils espéraient franchir la ligne d’arrivée du semi et du marathon de Royan (Charente-Maritime) sous un dôme de chaleur ce dimanche 24 mai. Quatre ont même été évacués à l’hôpital. Pour autant, « ça s’est bien passé », estime Bernard Seureau, vice-président du Marathon Royan Côte de beauté. « D’habitude, il y a plutôt une soixantaine de coureurs qui terminent au poste de secours, mais nous avions prévu une capacité de prise en charge supérieure, donc cela a été. Il y a eu quelques soucis, mais rien de grave. »
À Paris pourtant, un coureur des 10 km de La Pyrénéenne est mort d’un malaise cardiaque, qui n’a pas été attribué pour l’heure aux températures extrêmes. À Maisons-Alfort (Val-de-Marne), dix personnes ont été hospitalisées en urgence absolue suite à leur participation à La Maisonnaise. La vague de chaleur n’a pas seulement percuté de plein fouet des personnes vulnérables, mais aussi des sportifs.
Au total, « 7 décès liés directement ou indirectement à la chaleur », dont au moins 5 cas de noyade et 2 décès lors de compétitions sportives, ont été comptabilisés par le gouvernement, a annoncé sa porte-parole le 26 mai. Au vu des fortes chaleurs annoncées par Météo-France et des atteintes à la santé prévisibles, se pose la question du maintien de ces courses sous le cagnard. Le Haut Conseil de la santé publique prévient que « quand il fait chaud, tout exercice physique expose à un risque d’accident, potentiellement mortel, le coup de chaleur d’exercice », période de canicule officielle ou pas.
Néanmoins, « l’annulation est envisagée quand on bascule en niveau de canicule de vigilance…
Auteur: Rozenn Le Saint

