« Pas une bonne stratégie » : la crainte d’une propagation de l’hantavirus dans plusieurs pays après le rapatriement des passagers du MV Hondius

Clap de fin pour l’opération rapatriement depuis le MV Hondius. Ce bateau de croisière néerlandais concentre les regards et les inquiétudes de la communauté internationale depuis la découverte, à son bord, d’un foyer d’infection à l’Hantavirus. Après un parcours chaotique, il a finalement pu accoster dimanche sur l’île de Tenerife, aux Canaries, avec le feu vert de l’Espagne. Lundi soir, les derniers passagers, masques FFP2 sur la bouche et surblouse bleu sur le dos, ont été transférés vers les Pays-Bas, sans aucun contact avec l’extérieur.

Bilan de cette croisière cauchemardesque : huit cas d’infection à l’hantavirus confirmés et deux personnes classées comme des cas « probables », d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Trois de ces personnes sont mortes, dont un couple de Néerlandais. Le mari, l’ornithologue Leo Schilperoord, est désormais considéré comme le très probable patient zéro, bien que sa mort le 11 avril soit intervenue avant toute possibilité de dépistage. Le diagnostic est en revanche certain pour sa femme, décédée deux semaines plus tard. Tous deux ont sillonné l’Amérique du Sud avant d’embarquer sur le MV Hondius le 1er avril, à Ushuaia, en Argentine.

Un virus très létal

C’est de là que provient la souche d’Hantavirus responsable de ce vent de panique mondial. Transporté et propagé par des rats et des souris, le virus est présent sur tous les continents mais n’a pas…

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Auteur: Christian Mouly

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