Pass convivialité

Dans ce texte très drôle au sujet d’une idée sinistre, on nous conduit d’un monde de QRcodes et de « pass » à un petit bivouac convivial sous les étoiles. Saurons-nous discerner ce qui est fictif de ce qui ne l’est pas ?

Pass sanitaire, pass culture… Voilà que se trame dans les nimbes de l’hémicycle une série de pass – comme une série de vaccins à venir – dont la finalité ne sera pas voilée tant nous sommes devenus absorbateurs de nouvelles fonctionnalités. Tout semble aller pour le mieux dans un monde de dépendances et d’instrumentalisations.

De la réalité

Le projet de ce texte est né de constats journaliers sur l’asservissement au tout numérique et surtout d’une douloureuse expérience qui met en exergue nos difficultés à nous parler ou plutôt le fait que nous mettions facilement l’autre à distance par le biais de la communication digitale. L’idée d’un pass convivialité venant prochainement se greffer à nos vies est alors apparue, un pass pour autoriser, pour encadrer, au nom de l’ordre. Un pass qui arriverait « naturellement » pour prendre en charge après que nous avons, au fil des ans, abandonné pour une part la profondeur de l’échange et tout ce qu’il recouvre comme engagement.

Contexte : dans le milieu associatif des soins palliatifs, où est fondatrice la présence à l’autre, une personne bénévole accompagnante a été suspendue de son engagement par une missive mailée émanant de la présidence sans que rien, sur le motif de cette suspension, n’ait jamais transparu ou n’ait été évoqué. Ce mail arrive un soir, quelques lignes sur un écran, juste comme ça. Quelques lignes sur un écran. Profond choc – cette façon de procéder, inhospitalière, a déjà eu cours quelques mois auparavant avec un autre bénévole.

Une mise en défaut tant formelle que froide, à partir d’interprétations et de mésinterprétations sur des « écarts » aux règles de…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

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