Il est très attendu par certains, redouté par d’autres. Le passage à l’heure d’hiver se fera dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre. Si les gros dormeurs peuvent s’octroyer une heure de sommeil supplémentaire (à 3 heures du matin, il redevient 2 heures), il faudra aussi penser à reculer les horloges de toute la maison et s’attendre à voir la nuit tomber dès 17 h 30.
Le rituel du changement d’heure intervient deux fois par an, avec l’heure d’été de mars à octobre, puis le passage à l’heure d’hiver le reste de l’année. Il a été instauré en France en 1976 par le président Valéry Giscard d’Estaing qui, en plein choc pétrolier, espérait ainsi faire des économies d’énergie en adaptant les horaires à la lumière du Soleil.
Peu à peu, les autres pays de la Communauté économique européenne (CEE), ancêtre de l’Union européenne (UE), adoptent à leur tour cette pratique. Si la date du passage à l’heure d’été a immédiatement fait l’unanimité, une directive européenne de 1981 la fixant au dernier dimanche de mars, le retour à l’heure d’hiver est longtemps resté à la discrétion de chaque gouvernement. Les pays du continent reculaient ainsi leurs pendules d’une heure à la fin septembre, tandis que le Royaume-Uni et l’Irlande attendaient la fin octobre.
Pendant près d’un mois par an, ces deux pays se retrouvaient donc décalés par rapport au continent. Cette situation compliquait le fonctionnement du marché intérieur, en particulier pour les services (échanges commerciaux et communications entre pays voisins) et les transports (avions, bateaux).
Le cas des régions d’outre-mer
Afin d’harmoniser les pratiques, la Communauté européenne propose dès 1996 une règle simple : suivre le modèle britannique et changer d’heure chaque année le dernier dimanche d’octobre. C’est pourquoi le passage à l’heure d’été ou d’hiver…
Auteur: Camille Sciauvaud
