1. L’employeur reconnaît pourtant avoir volé ses anciennes salariées
Heures impayées liées au non-respect des contrats par l’employeur, salaires de base inférieurs au minimum conventionnel, majoration d’heures sup jamais payées, jours fériés chômés et majoration des jours fériés travaillés non rémunérés, indemnité obligatoire de rupture conventionnelle non versée, irrégularités dans les ruptures de contrat, graves atteintes aux conditions de travail (ex. : toilettes jamais lavées et sans porte )… Ces violations des droits des salariées sont reconnues par l’employeur et ont été constatées par l’inspection du Travail. Elles sont malheureusement assez répandues dans les petits commerces. Ce qui est extrêmement rare, c’est l’acharnement de l’employeur à ne pas vouloir régulariser la situation. Cela explique le pourrissement du conflit social qui l’oppose à trois de ses anciennes salariées depuis 14 mois.
2. L’employeur a toujours refusé la conciliation
L’employeur a d’abord menti aux clientEs en prétendant ne rien devoir à ses anciennes salariées. Depuis qu’il reconnaît leur devoir de l’argent, il diffuse un nouveau mensonge pour expliquer le blocage du conflit : « les salariées et leur syndicat refuseraient toute conciliation ». Cela dénote une certaine mauvaise foi lorsqu’on sait que depuis 14 mois ce sont les salariées et leur syndicat qui proposent à l’employeur une conciliation amiable. C’est le refus de l’employeur de rencontrer le syndicat qui a provoqué une première action syndicale en mai 2022. C’est aussi le syndicat qui a suggéré à l’employeur de se faire assister par un avocat en espérant ainsi que cela faciliterait une conciliation. Par trois fois, lorsque l’employeur semblait prêt à discuter sérieusement d’une conciliation (juin 2022, novembre 2022, janvier 2023) c’est le syndicat qui a pris l’initiative de la désescalade en suspendant ses actions…
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