Réuni à Busan, en Corée du Sud, le Comité du patrimoine mondial estime que ces sites font face à des menaces d’une gravité telle qu’une intervention immédiate est devenue indispensable.
Pour la première fois cette année, le Comité a eu recours à une procédure d’urgence afin d’inscrire simultanément au patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine mondial en péril trois sites particulièrement vulnérables : le paysage migratoire de Boma-Badingilo, au Soudan du Sud, les châteaux du mont Amel, au Liban, et Sebastia, dans l’État de Palestine.
Cette décision reflète un contexte mondial marqué par l’intensification des crises, qui mettent en danger des biens culturels et naturels d’une valeur universelle exceptionnelle.
Le paysage migratoire de Boma-Badingilo au Soudan du Sud.
Trois sites menacés d’urgence
Au Soudan du Sud, le paysage migratoire de Boma-Badingilo constitue l’un des plus vastes écosystèmes de savane d’Afrique de l’Est et abrite la plus importante migration terrestre de mammifères connue au monde.
Le Comité a toutefois alerté sur les menaces qui pèsent sur ce sanctuaire naturel, notamment le développement d’infrastructures, le braconnage commercial, le trafic d’espèces sauvages ainsi qu’une insécurité persistante qui limite les capacités de conservation.
Au Liban, les cinq châteaux du mont Amel, témoins de plusieurs siècles d’histoire militaire depuis les Croisades jusqu’à la fin du XIXᵉ siècle, subissent de graves dommages liés au conflit en cours. Déjà placés sous protection renforcée par l’UNESCO en 2024, ils nécessitent désormais une intervention d’urgence.
Dans l’État de Palestine, Sebastia, qui rassemble des vestiges remontant à près de trois millénaires et retrace les occupations successives de nombreuses civilisations, est menacé par un…
Auteur: Nations Unies FR

