Patrimoine : quatre sites naturels qui inventent une écologie de la conservation

Le jardin du Lautaret, les montagnes du futur

Implanté au carrefour géologique entre Alpes du Nord et du Sud, le jardin du Lautaret a été créé en 1899 par l’université de Grenoble dans le but de comprendre l’adaptation des plantes à un milieu hostile. Saccagé pendant la Seconde Guerre mondiale, il a retrouvé sa vigueur dans les années 1950 et s’est imposé comme l’un des plus hauts jardins botaniques d’Europe (2 100 mètres d’altitude), récompensé en 2024 du prix de l’Art du jardin.

Ouvert à la visite jusqu’au 1er septembre, il présente sur deux hectares 2 000 espèces végétales, du pavot bleu d’Himalaya jusqu’aux plantes du Caucase. C’est aussi un laboratoire d’altitude prisé des chercheurs qui étudient l’impact du changement climatique, sous la tutelle du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

Pour le projet « Alpages volants », une parcelle de montagne a même été déplacée par hélicoptère 500 mètres plus bas afin de mesurer sur dix ans les effets de trois degrés supplémentaires sur l’écosystème !

Les jardins de Talcy, une recréation réussie

Au jardin de Talcy (Loir-et-Cher), le choix des jardiniers s’est porté sur des plantes plus résistantes aux événements extrêmes comme la lavande, les euphorbes ou le chêne de Turquie.


Château de Talcy

Restaurer le jardin historique du XVIIIe siècle tout en s’adaptant aux aléas climatiques et aux directives de l’État sur le respect de l’environnement et la gestion durable des ressources. Voici le défi relevé par le château de Talcy (Loir-et-Cher), trésor méconnu du Centre des monuments nationaux.

Le travail des jardiniers a permis au patchwork de carrés de potager et…

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Auteur: Cécile Jaurès