La prison restera-t-elle encore longtemps le navire du capitaine Paul Watson ? L’activiste américano-canadien de 73 ans, détenu depuis le 21 juillet au Groenland, doit être fixé sur son sort mercredi 2 octobre. Le tribunal de Nuuk, la capitale de l’île danoise, doit examiner une troisième demande de remise en liberté du militant écologiste. À l’issue de cette audience, Paul Watson saura s’il peut — ou non — vivre hors des geôles groenlandaises, en attendant que le ministère de la Justice danois rende sa décision sur la demande d’extradition déposée le 31 juillet par le Japon. Il y encourt quinze ans de prison.
Toutes les demandes de remise en liberté déposées par les avocats du fondateur de Sea Shepherd ont jusqu’à présent été refusées par le tribunal de Nuuk. La cour a justifié ses décisions par sa volonté de « garantir » la présence de Paul Watson sur le sol danois « au moment de la décision d’extradition » vers le Japon. Plus de soixante-dix jours après le placement en détention du militant écologiste, Reporterre revient sur les enjeux de cette affaire judiciaire.
• Une arrestation spectaculaire aux motifs fragiles
Les images ont fait le tour du monde. Le 21 juillet dernier, alors que Paul Watson et son équipage faisaient escale à Nuuk pour recharger en carburant leur navire, plusieurs officiers de police danois ont déboulé sur le pont. L’activiste septuagénaire, connu pour sa longue bataille contre la chasse à la baleine, a été menotté, puis flanqué dans une camionnette de police. « Ça a blessé mon poignet, confiait-il récemment à Reporterre. Depuis, j’ai beaucoup de mal à écrire. » Il n’est, depuis lors, plus sorti de prison.
Les affaires pour lesquelles Paul Watson a été arrêté remontent à une quinzaine d’années. Début 2010, l’équipage de Sea Shepherd menait en Antarctique une opération de lutte contre les baleiniers japonais. L’archipel asiatique…
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Auteur: Hortense Chauvin

