Violences d’État et continuum colonial
La répression lâche et indigne contre les membres de la Global Sumud Flottilla, cette flottille humanitaire qui veut briser le blocus illégal de Gaza, n’en finit donc jamais. Lundi dernier, les navires étaient attaqués dans les eaux internationales par l’armée israélienne, et 430 membres des équipages étaient raflés puis envoyés dans les prisons coloniales. Ensuite, ces captifs et captives ont été humilié·es, frappé·es, torturé·es et pour certain·es violé·es. Des images des sévices ont été filmées et diffusées par le ministre fasciste israélien Ben Gvir lui-même, semant l’effroi dans le monde entier.
Finalement, les membres de la flottille, en état de choc pour la plupart, ont été expulsés d’Israël sous la pression internationale. Mais le calvaire ne s’arrête pas là pour certains d’entre eux.
Au Pays Basque, six militants ayant participé à la flottille ont été accueillis par leurs proches à l’aéroport de Bilbao ce samedi 23 mai. Sur les images de vidéos, ont les voit souriants face à cet accueil, et soulagés de rentrer chez eux. Les activistes portent des keffieh et brandissent le drapeau Basque ainsi que celui de la Palestine. Mais des agents de l’Ertzaintza, la police basque connue pour sa violence, les ont tabassés au sol et ont arrêté deux membres de la flottille, sous le regard indigné de leurs soutiens. Deux personnes venues les accueillir ont aussi été embarquées. Toutes sont accusées «d’atteinte à l’autorité».
Thiago Avila, l’un des porte-paroles de la flottille explique : «Lorsqu’un membre de la famille a tenté de franchir une barrière pour enlacer ses proches, l’Ertzaintza a soudainement et de manière choquante répondu par la violence. Ce qui aurait dû être un moment de soulagement et de réconfort familial a été interrompu par encore plus de brutalité». Les autorités prétextent que les…
Auteur: B

