Vous aussi vous avez été attendri par le loup mal-aimé de la publicité d’Intermarché ? Le joli conte de Noël vu plus de 1 milliard de fois raconte l’histoire d’un loup qui renonce à sa nature prédatrice en refusant de dévorer sanglier, lapin et écureuil, préférant devenir ami avec eux. « […] Ce petit loup ne va manger personne, il sera à la table de ses nouveaux amis pour le réveillon », a expliqué sur France 2 Thierry Cotillard, le président du Groupement Mousquetaires, qui détient les enseignes Intermarché. Personne, vraiment ? À y regarder de plus près, une espèce reste au menu : les poissons. Et leur triste sort ne semble susciter aucune émotion.
La scène n’a pas échappé à Bloom. L’ONG de défense des océans a déposé le 23 décembre une plainte auprès du Jury de déontologie publicitaire de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité afin de faire retirer en urgence les plans où le loup pêche le poisson puis le cuisine. Pour Bloom, la publicité contrevient au Code de la chambre de commerce internationale sur la publicité et la communication commerciales.
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Avec cette campagne, « Intermarché diffuse auprès du grand public une information déloyale, malhonnête et mensongère, de nature à induire le consommateur en erreur sur la réalité des orientations de l’annonceur et des modes de consommation durable ».
Le loup n’est pas végétarien
Tout d’abord, celui que l’on surnomme désormais le « loup végétarien » n’en est pas un. L’animal est encouragé par les autres à délaisser la viande au profit des légumes, mais rien n’est dit sur les poissons. Or par définition, le végétarisme exclut toute consommation de chaire animale.
Pour Bloom, cette ambiguïté n’est pas anodine : « La publicité alimente une confusion délétère entre le bien manger, le végétarisme et…
Auteur: Jeanne Cassard

