Pénalités contre la fast-fashion : Shein, Temu et AliExpress dans le viseur des autorités

50 centimes pour un slip ou des chaussettes, 6 euros pour une chemise ou un pull, 9 euros pour un jean, 12 euros pour un manteau… À partir du 1ᵉʳ septembre, les producteurs de vêtements devront s’acquitter de ces pénalités financières si les produits qu’ils mettent sur le marché relèvent de la mode ultra éphémère.

Il est prévu que ces montants, fixés par un arrêté publié le 28 août, augmentent progressivement jusqu’en 2030, avec un plafond de 50 % du prix de vente hors taxe. Objectif : mettre un coup d’arrêt à l’ultra-fast-fashion, comme le prévoit la loi adoptée au début de l’été.

« Le dispositif publié [le 28 août] conserve un défaut majeur que la coalition Stop fast-fashion dénonce depuis le début : son périmètre est beaucoup trop restreint », écrit dans un post LinkedIn Éloïse Bazin, chargée de plaidoyer à Oxfam, association qui appartient à la coalition Stop fast-fashion.

Les vêtements Zara, H&M et Kiabi exemptés

Le nouveau dispositif qui se fonde sur la largeur de gamme (le volume de vêtements mis sur le marché) et l’indice de réparation ne devrait pas toucher les enseignes françaises, car il a été pensé pour pénaliser d’abord les trois plateformes chinoises que sont Shein, AliExpress et Temu.

« Lutter contre les pratiques les plus extrêmes de l’ultra-fast-fashion est indispensable, mais cela ne doit pas conduire à exonérer le reste de la fast-fashion de sa responsabilité dans la surproduction textile », estime Éloïse Bazin.

Selon elle, ce sont bien les marques historiques, telles que Zara, H&M, Kiabi, etc., qui ont installé, depuis des décennies, « un modèle fondé sur des volumes toujours plus importants, des collections renouvelées toujours plus vite et des vêtements à faible durée d’usage ».

D’après une enquête publiée en avril 2026 par le collectif, 49 % des vêtements non réemployables identifiés auprès d’acteurs du…

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