Se déplacer en voiture est devenu un luxe. C’est aussi un véritable calvaire pour les dizaines de millions de personnes dépendantes de leurs véhicules pour aller travailler, et qui crament une part de plus en plus grande de leur paie pour trimer.
Mais pendant que les prix des carburants flambent, certains se frottent les mains. Derrière chaque crise, il y a des profiteurs, et en l’occurrence, ce sont les vendeurs de pétrole. La chaîne LCI révèle que les marges des raffineurs ont explosé depuis le début de l’année : elles étaient de 41 euros la tonne en février, juste avant l’attaque des USA contre l’Iran. Elles sont passées à 132 euros en juin, soit une jolie multiplication par plus de trois. Et cette marge atteint 314 euros la tonne en septembre. Quasiment une multiplication par 9 en 7 mois, sans rien produire, juste en transformant le pétrole brut en carburant utilisable. Qui dit mieux ?
Le PDG de Total Patrick Pouyanné l’expliquait clairement au début de l’année : le 20 février 2026, il confiait qu’à «110$ le baril, je suis content. Si le détroit d’Ormuz venait à être fermé, le pétrole monterait». Et il a effectivement raflé, avec son entreprise, un maximum de profits depuis. Vous voulez des chiffres ? Attention, ça énerve : TotalÉnergies a engrangé 11,2 milliards de dollars de bénéfices en six mois. Un article du 31 mars du Financial Times nous apprenait que la firme Total avait fait, grâce à une grosse opération de trading sur des cargaisons de pétrole en-dehors du détroit d’Ormuz, un bénéfice net supérieur à 1 milliard de dollars uniquement au mois de mars 2026.
Rien que la section raffinage de l’entreprise a dégagé 1,8 milliard de dollars de résultat en un an, soit une augmentation de 362% par rapport à l’année précédente. Le patron se félicite que ses raffineries « sont comme des mines d’or cette année ». Avec une telle rentrée d’argent,…
Auteur: B
