« Pour défendre nos droits reproductifs et contre le monopole des labos sur notre système de santé », le collectif IVG révoltée et l’Observatoire pour la transparence dans les politiques du médicament (OTMeds) appellent à un rassemblement ce mercredi 14 juin à Paris, à 18 heures, place Vauban.
Les deux organisations protestent contre l’inaction du gouvernement face à la pénurie en cours de pilules abortives, alors que trois quarts des IVG sont réalisées par ce moyen en France. « Depuis des mois, nous alertons sur des pénuries de pilules abortives, rappelle L’OTMeds. La concentration de la production pharmaceutique fragilise la chaîne d’approvisionnement. Ces pénuries sont une menace pour le droit effectif à l’avortement et doivent faire l’objet d’une réponse urgente et adéquate. »
Depuis janvier 2023, le misoprostol, principe actif utilisé dans les IVG médicamenteuses, est signalé comme « en tension d’approvisionnement ». L’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament avait déjà alerté en avril sur une pénurie en cours dans le Nord et en Île-de-France (lire cet article de Mediapart).
Une entrave au droit à l’avortement
Mais les problèmes datent déjà de 2020. Le Haut Conseil à l’égalité hommes-femmes alertait déjà il y a trois ans sur les problèmes de disponibilités de plusieurs contraceptifs et des deux médicaments utilisés pour des avortements médicamenteux, dont le misoprostol.
« Une fois encore, les alertes des acteurs de terrain, associations luttant pour le droit à l’IVG, médecins libéraux et sages-femmes ont été ignorées, au risque de laisser des personnes dans des situations dramatiques », dénonçait l’OTMeds au printemps.
« Le ministre de la Santé François Braun n’a eu de cesse de minimiser la réalité de ces pénuries et refuse de répondre à la demande d’une production locale au moins en partie publique,…
La suite est à lire sur: basta.media
Auteur: Rédaction

