Périscolaire : « Huit minutes » pour devenir animatrice, le témoignage d’une journaliste qui alerte le Sénat sur les failles du recrutement

Le sujet est devenu encore plus sensible avec la rentrée scolaire. À Paris, 203 enquêtes pénales sont actuellement ouvertes pour des soupçons de violences dans des établissements scolaires. Dans ce contexte, la commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport du Sénat poursuit ses travaux dans le cadre d’une mission d’information consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire, dotée des pouvoirs d’une commission d’enquête.

Le périscolaire constitue pourtant un service quotidien pour une immense majorité des familles. « Neuf sur dix » des enfants fréquenteraient un accueil périscolaire, selon le cinquième baromètre de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), a rappelé en introduction Max Brisson, vice-président de la commission. « C’est un service essentiel pour les enfants et leurs familles », a-t-il souligné. Mais cette confiance est fortement fragilisée depuis l’automne 2025, avec la médiatisation de nombreuses affaires de violences commises sur des enfants par des animateurs.

La mission sénatoriale entend ainsi dresser une cartographie aussi exhaustive que possible des violences périscolaires en France, évaluer les procédures de recrutement et de formation des personnels, vérifier la manière dont leurs antécédents sont contrôlés et identifier les failles dans le recueil de la parole des enfants et la coordination entre les différents acteurs….

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Auteur: Emma Bador-Fritche