Après Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire, c’est la machine administrative de la capitale qui est passée à la barre. Mercredi 7 octobre, les sénateurs ont entendu Éric Laurier, directeur des ressources humaines de la Ville de Paris, et Marie Villette, ancienne secrétaire générale. Cette audition s’inscrit dans les travaux sur la prévention et le traitement des violences dans le périscolaire, qui touchent à leur fin. Depuis plusieurs mois, la presse révèle des faits graves commis sur des enfants pendant ce temps d’accueil. La multiplication des signalements et le nombre de communes concernées font craindre un dysfonctionnement systémique, alors que les pouvoirs publics peinent à quantifier le phénomène. C’est la confiance des familles dans les communes, comme dans l’institution scolaire, qui est aujourd’hui profondément atteinte.
Le nouveau président centriste de la commission, Pierre-Antoine Lévi, a posé le cadre : l’importance de l’impulsion politique d’une part, l’enjeu essentiel du recrutement et de la formation des animateurs d’autre part.
Le « chevalier blanc » : des regrets, mais tardifs
D’emblée, la rapporteure Les Républicains, Agnès Evren, a rappelé qu’en janvier 2022, lors d’une visioconférence avec des parents de l’association SOS Périscolaire, Éric Laurier avait qualifié de « chevaliers blancs » les animateurs qui dénonçaient des faits de maltraitance. Elle lui a demandé s’il avait…
Auteur: Emma Bador-Fritche
