Perquisitions contre les salariés du CCIE : « Une dérive autoritaire claire »

Dimanche 11 mai, des milliers de personnes sortaient dans la rue à Paris et dans une vingtaine de villes, pour dénoncer l’islamophobie après le meurtre d’Aboubakar Cissé, jeune homme de 22 ans tué de 57 coups de couteau alors qu’il faisait le ménage dans une mosquée. Deux jours plus tard, mardi 13 mai, à 6 heures du matin, des policiers armés et cagoulés perquisitionnaient le domicile de plusieurs salariés du Collectif contre l’islamophobie en Europe (CCIE), ainsi que celui d’une famille, et emmenaient plusieurs personnes en garde à vue.

Ce gouvernement n’a qu’un objectif, faire taire la voix des musulmans.

A. Bentounsi

« Le signal envoyé est glaçant », a réagi le CCIE dans un communiqué publié le lendemain des perquisitions. Le motif de ces perquisitions serait la « recomposition d’une association dissoute ». L’avocate d’une des salariés contactée par Politis a émis de sérieux doutes sur le fondement de la procédure, le CCIE étant basé en Belgique et les salariés n’ayant pas de responsabilité pénale dans l’association.


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« La situation que nous vivons actuellement est une déclinaison de ce que nous dénoncions dimanche dernier, à savoir l’islamophobie d’État », réagit Omar Slaouti, militant d’Argenteuil Solidarité Palestine et coorganisateur de la marche unitaire du 11 mai.

Pour Issa Diarra de la Brigade anti-négrophobie, ayant également participé à la marche, la signification est claire : « Le gouvernement essaie d’éteindre complètement le CCIE parce que mesurer l’islamophobie et apporter des chiffres différents que ceux brandis par le gouvernement…

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Auteur: Pauline Mussche

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