Personnalisation, vote utile en faveur de la gauche ?… Au lendemain des municipales, quel bilan tirer du nouveau mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille ?

Non pas une, mais deux urnes. C’est ce qu’ont découvert avec surprise bon nombre de Parisiens, Marseillais et Lyonnais en allant voter pour les municipales les 15 et 22 mars. En cause, le changement de mode de scrutin dans les trois plus grandes villes du pays, où les électeurs avaient pris l’habitude de voter pour des listes d’arrondissement ou de secteur depuis 1983.

Cette fois, à l’élection par arrondissement s’est ajoutée l’élection directe des élus du conseil de la ville, où est désigné le ou la maire. Deux votes en un, avec la promesse, comme pour l’élection des conseils municipaux sur le reste du territoire, d’avoir une prise directe sur le choix de son édile. Une nouveauté permise par la réforme de la loi PLM (pour Paris-Lyon-Marseille) en 2025, soutenue par plusieurs députés macronistes et… Rachida Dati elle-même.

Une réforme sur mesure pour faciliter l’accession de la candidate LR à l’Hôtel de Paris, disait-on chez ses détracteurs. Un an plus tard et la sévère défaite de Rachida Dati face à son rival socialiste Emmanuel Grégoire (50,52 % contre 41,52 %), il semblerait que l’effet ait été complètement inverse. Mais quand est-il vraiment et retrouve-t-on les mêmes effets à Lyon et Marseille ?

Une personnalisation à double tranchant

Première conséquence, prévisible, la campagne s’est particulièrement concentrée sur les personnalités médiatiques. À Lyon, « cela a dans un premier temps favorisé…

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Auteur: Christian Mouly

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