Personnes trans  dans le sport : quelle inclusion ?

Lorsqu’elle évoque ce souvenir fort, la voix d’Alix tremble un peu. « J’ai rencontré Alexia Cerenys, la première joueuse de rugby trans, en 2018 lors d’un événement LGBT. C’était la première fois que je voyais une personne trans qui faisait le même sport que moi. A posteriori, je pense que cette rencontre fait partie des choses qui m’ont aidée à passer le pas de la transition. »

Née homme, Alix évolue au poste de demi de mêlée dans son équipe de rugby du Nord depuis ses 10 ans. « Je ne me suis jamais sentie à ma place dans mon corps, et encore plus dans les vestiaires », raconte-t-elle posément. C’est aussi ce mal-être qui l’a poussée à arrêter le sport lorsqu’elle a commencé ses études supérieures, à 18 ans. Presque huit ans après, c’est en tant que femme qu’elle a de nouveau chaussé ses crampons pour retrouver le terrain. « Il m’a fallu un peu de temps après ma transition pour trouver le courage de recommencer le rugby. Heureusement, certains de mes coéquipiers m’ont soutenue pendant toutes ces années. C’est aussi ça la beauté des sports d’équipe ! », sourit la jeune femme.


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Amaël Pradier évoque également cet esprit d’équipe lorsqu’en 2020 il annonce sa transition à son équipe de foot. « Je jouais depuis cinq ans dans ce club de la Creuse. J’en ai parlé avec le coach et mes coéquipières. S’est posée la question de savoir dans quelle équipe je jouerais. Parce que je tenais beaucoup à mes copines et à la cohésion de notre équipe, j’ai continué chez les filles. »

Les rares travaux scientifiques ne démontrent pas la persistance d’un avantage des sportives trans sur leurs…

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Auteur: Malika Butzbach

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