Le gouvernement a ouvert une consultation publique sur son projet de priorités d’actions et son plan d’actions contre les perturbateurs endocriniens (PE). La consultation est ouverte jusqu’au 8 mai 2026 inclus, et chacun peut déposer ses observations directement sur le portail du ministère. Générations Futures vous invite à vous mobiliser et à participer à cette consultation.
Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?
Un perturbateur endocrinien est une substance qui interfère avec le système hormonal des organismes vivants, entraînant des effets néfastes sur la santé humaine et sur l’environnement. Les périodes de préconception et de grossesse, de la petite enfance et de la puberté présentent une sensibilité accrue à ces substances. Les impacts sanitaires sont aujourd’hui largement documentés : troubles de la fertilité, malformations, perturbations du développement de l’enfant, cancers hormono-dépendants, mais aussi troubles neuro-développementaux, immunitaires, métaboliques ou cardiovasculaires.
Quel est ce nouveau plan gouvernemental ?
Le gouvernement propose six priorités et 20 actions pour réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Ce plan fait suite à un bilan critique de la deuxième Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE2) : la mission conjointe IGAS-IGEDD a dressé un bilan mitigé, relevant que des avancées ont bien eu lieu, notamment en matière de réglementation et de recherche, mais qu’elles restent bien en deçà des objectifs fixés en 2019, surtout en ce qui concerne les contrôles et la réduction des expositions.
Les ministères chargés de la santé et de l’environnement ont élaboré ces priorités en vue de poursuivre les efforts vers un objectif affiché de « zéro exposition aux PE ». Si cet objectif est louable, le diable sera dans les détails : quels engagements concrets ? Quels calendriers ? Quels moyens budgétaires ? C’est…
Auteur: nadine

