La dépollution de l’eau potable des micropolluants (résidus de pesticides, polluants éternels) pourrait occasionner un surcoût annuel compris entre 1,3 et 5,7 milliards d’euros, selon un rapport rendu par une mission d’inspection interministérielle, dont l’AFP a pris connaissance vendredi 31 juillet.
Quatre agences gouvernementales avaient été chargées en septembre 2025 de produire « des scénarios plausibles de déploiement de la dépollution et de proposer des solutions de financement associées » face aux polluants émergents. Leur caractère persistant et leur accumulation dans l’environnement « laissent craindre une hausse des non-conformités de l’eau potable dans les années à venir ».
Le rapport, élaboré à partir de travaux de l’IGEDD (Inspection générale de l’environnement et du développement durable), l’Igas (Inspection générale des affaires sociales), l’IGF (Inspection générale des finances) et le CGAAER (Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux), a été finalisé en mai 2026 et mis en ligne le 30 juillet, sans communication du gouvernement.
« La détection dans l’eau potable de la présence diffuse de nouveaux types de micropolluants chimiques très persistants (métabolites de pesticides, PFAS) rend le respect des limites de qualité européennes de plus en plus difficile, en particulier dans certaines régions du Nord et de l’Est de la France », souligne ce rapport.
Plusieurs communes dans la Meuse et les Ardennes ont dû mettre en œuvre ces derniers mois des restrictions de consommation pour toute la population, dont certaines ont été touchées par des pollutions record de PFAS.
Quatre scénarios de dépollution
Les auteurs du rapport décrivent un service public de l’eau potable « fragilisé par un sous-investissement structurel et un modèle de financement insuffisamment couvert par le niveau du prix de…
Auteur: La Croix (avec AFP)

