50 personnes manifestaient le 20 juillet contre la loi Duplomb 2 à Montpellier. Le texte, adopté, réintroduit des pesticides interdits, et vise à faciliter le stockage d’eau pour l’irrigation. Les débats qu’il soulève mettent le doigt sur un nœud de considérations écologiques et sociales. Comment se diriger vers un modèle écologique et respectueux des producteurs-trices ?
« Nourrir, pas détruire », « Don’t break my earth », ou encore « Biodiversité en sursis, agissons » : c’est avec drapeaux et pancartes que les opposant-es à la loi d’urgence agricole se sont fait-es entendre ce lundi 20 juillet en fin de journée sur l’Esplanade de Montpellier.
50 personnes, de différentes associations et organisations syndicales , politiques et écologistes, comme la Ligue de Protection des Oiseaux, Greenpeace, Cause Commune, ou encore la Confédération Paysanne.
Quand l’environnement a Duplomb dans l’aile
« Je fait de la culture bio, et je me retrouve avec tellement peu de moyens que je ne peut pas en acheter. On travaille dans des conditions très difficiles, beaucoup de collègues sont malades avec insolations et vomissements. », a témoigné une agricultrice de la Confédération Paysanne du Gard. « À Pont d’Hérault il y a une interdiction de consommer l’eau potable et la mairie distribue de l’eau en bouteille a cause de produits toxiques dans l’eau […] Vous devez vous approprier la question de l’eau »
Depuis le 17 juillet, 500 habitant-es sont concerné-es « Sur ce secteur, la présence d’arsenic est d’origine naturelle, liée aux caractéristiques géologiques du secteur, et ne résulte pas d’une pollution accidentelle. Les conditions hydrologiques actuelles (faible débit et sécheresse) semblent favoriser une légère augmentation de cette concentration naturelle.», précise la mairie de Saint-André-de-Majencoules dans un communiqué publié le lundi 20 juillet.
Les…
Auteur: Julien Servent

