Petit point sur la répression des antifascistes du 12 février

Mercredi 4 mars, 2 nouvelles personnes ont été interpellées par la Direction de la Criminalité Territoriale (DCT) dans le Rhône et dans l’Aube pour l’affaire du 12 février et la mort du néo-fasciste Quentin Deranque, venu tendre un guet-append coordonné avec le groupuscule Némésis en marge de la venue de Rima Hassan à l’IEP de Lyon (7e arrondissement).

Entre le 17 et le 18 février dernier, déjà 11 personnes avaient été arrêtées sur ordre du parquet de Lyon et du procureur Thierry Dran qui a décidé de suivre le narratif fasciste à la lettre en qualifiant les faits d’ « homicide volontaire ». Parmi les onze interpellés, 7 sont mis en examen : 6 pour « homicide volontaire » et une pour « complicité ». Six personnes ont déjà été incarcérées depuis ces arrestations.

L’anti-terrorisme s’en mêle

On apprend aussi dans la presse que la Sous-direction anti-terroriste (SDAT), connue des milieux militants pour être devenue la nouvelle police politique de l’État, a été co-saisie dans l’affaire pour ses connaissances de l’ « ultra-gauche ». Une énième utilisation de la répression anti-terroriste afin d’effrayer et de briser les luttes. Comme aux États-Unis, en Hongrie et ailleurs en Europe, l’antifascisme n’est plus seulement criminalisé, mais aussi en passe de d’être visé comme organisation terroriste.

Il convient de continuer à garder la ligne et à faire front contre la répression intense que vivent les inculpé’es en leur apportant toute la solidarité possible.

A jamais antifascistes.

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