À ce propos (vous allez me demander à propos de quoi, eh bien à propos des propos des uns et des autres à propos de tout et n’importe quoi), à ce propos, donc, un lecteur a une supplique : « Merci de ne pas utiliser, pour vos prochains billets, l’IA telle qu’évoquée par un article de La Croix du mardi 11 mars, qui souligne que le recours à l’IA permet à l’humain de se concentrer sur des tâches à forte valeur ajoutée, ce qui laisse septiques la grande majorité des spécialistes. » Oui, « septiques », comme la fosse du même nom. Façon de dire, sans doute, que l’IA charrie tout et n’importe quoi (comme les propos de mon propos liminaire).
Cher lecteur, je vous rassure : n’étant spécialiste en rien, et surtout pas en IA (même si l’IA, ce n’est pas rien), l’IA ne me laisse pas plus sceptique qu’anti-sceptique. Même si, à propos des possibles dérives et abus de l’IA, un antiseptique pourrait s’avérer utile. Quant au scepticisme, marque déposée, rappelons que selon l’antique philosophe Pyrrhon, considéré comme le père du scepticisme, « rien n’est vrai ni faux, ni vrai ni faux à la fois, et pas même cette dernière phrase car elle s’oppose à elle-même » (je cite Wikipédia). On voit par là que, quoique antique, le scepticisme a de beaux jours devant lui, quand on voit ce qu’on voit et qu’on entend ce qu’on entend, d’autant plus grâce aux sortilèges de l’IA, qui mouline le vrai et le faux comme personne. Et tout ça finit dans… Euh, bon, d’accord.
Auteur: Alain Rémond

