En 1944, le programme du Conseil national de la résistance (CNR) défendait la liberté de la presse et son indépendance « à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères ».
80 ans plus tard, le constat est alarmant : tout en captant la majorité des aides publiques à la presse et en bénéficiant de fréquences publiques, une poignée de capitalistes, pour la plupart milliardaires, contrôle les principaux médias du pays : Bouygues (TF1, LCI, TMC), Arnault (Le Parisien, Les Échos, Paris Match, Challenges), Saadé (BFM-TV, RMC, La Provence, Brut), Bolloré (Canal+, CNews, Europe 1, Le JDD, Capital, Voici), Kretinsky (Marianne, T18, Franc-Tireur, Elle), Dassault (Le Figaro), Pinault (Le Point), Niel (Le Monde, Le Nouvel Obs, Télérama, Nice Matin), Pigasse (Radio Nova, Les Inrockuptibles, Le HuffPost), etc.
Ces capitalistes n’hésitent pas à peser de tout leur poids sur les orientations éditoriales de leurs médias, soit par des interventions directes, soit en nommant des directions aux ordres qui influent en cascade sur les productions ;
– ils instrumentalisent leurs médias pour mener des campagnes politiques et, par temps d’élections, peser sur le débat démocratique en promouvant leurs candidats ou en dénigrant ceux qui leur déplaisent – avec un pôle réactionnaire de plus en plus puissant, œuvrant dorénavant activement à la victoire de l’extrême droite ;
– ils mettent les médias qu’ils possèdent au service de leurs intérêts et de leurs activités économiques parallèles ;
– ils utilisent leurs médias comme un levier d’influence pour construire, promouvoir ou restaurer leur image publique ;
Ça suffit !
Face à la complaisance des pouvoirs publics et à la faillite des principales institutions chargées de « réguler » le paysage de l’information, libérer les médias du pouvoir de l’argent est une urgence démocratique.
C’est…
Auteur: Acrimed

