Trois associations (Générations futures, Notre affaire à tous et ClientEarth) ont envoyé le 8 octobre un courrier au groupe SEB, le mettant en demeure d’identifier les risques liés à l’utilisation de substances PFAS dans ses productions et de planifier son arrêt.
Les trois organisations donnent trois mois au groupe français « pour publier une stratégie planifiant une identification exhaustive des risques liés à l’utilisation de PTFE [un fluoropolymère plus connu sous le nom de Téflon] et de toute autre PFAS dans ses activités ». Elles réclament également une planification de la reconversion des emplois qui seraient concernés par l’arrêt de l’utilisation de ces substances.
La loi de février 2025 a permis l’interdiction des polluants dits éternels PFAS dans le secteur de l’habillement, des chaussures, des cosmétiques et des farts de skis, mais les ustensiles de cuisine ne sont toujours pas concernés par cette limitation. La faute à un intense lobbying du groupe SEB, notamment propriétaire de la marque de poêles antiadhésives Tefal, auprès des parlementaires.
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Ces associations fondent leur démarche sur la loi sur le devoir de vigilance, qui impose aux grandes entreprises de publier un plan de vigilance pour identifier et prévenir les risques liés à leurs activités. Selon elles, le groupe SEB ne mentionne pas suffisamment les PFAS qu’il utilise pour fabriquer ses produits, dans son plan de vigilance. Sans mise à jour de ce document, « les associations se réservent la possibilité d’assigner le groupe devant le tribunal judiciaire de Paris », écrivent-elles dans un communiqué.
« Nous souhaitons aujourd’hui que les industriels via le cas de SEB prennent toute leur part dans l’anticipation des risques chimiques et de l’évolution des règlementations. Cette anticipation est cruciale pour protéger…
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