Pharma, cosmétique… et si les déchets végétaux aidaient à développer l’économie circulaire ?

Aujourd’hui considérés comme des déchets, les sous-produits de la biomasse (notamment générés par l’agriculture et l’agroalimentaire) présentent pourtant un potentiel intéressant dans le cadre de l’économie circulaire. Dans certaines industries, par exemple pharmacie et cosmétique, ces biomolécules pourraient avantageusement remplacer des dérivés de produits pétroliers.


Au-delà du seul changement climatique et de la pollution, ce sont désormais plusieurs limites planétaires qui sont en passe d’être franchies. Dans ce contexte, il est urgent de limiter le recours aux matières premières dérivées des produits pétrochimiques.

Pour cela, une voie est celle de l’économie circulaire. Celle-ci, demandée par l’Agenda 2030 des Nations unies et soutenue par des réglementations telles que le Plan d’action pour l’économie circulaire (PAEC) de la Commission européenne et la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (Agec), est plus vertueuse pour l’environnement. Elles visent à limiter la production de déchets et à la préservation des ressources naturelles.

La valorisation des déchets végétaux issus de l’exploitation de la biomasse représente une opportunité majeure pour l’économie circulaire. Souvent qualifiés à tort de déchets industriels, ces sous-produits sont encore largement sous-exploités, étant principalement destinés au compostage, à la méthanisation ou à l’incinération. Pourtant, ils recèlent un fort potentiel pour l’industrie agroalimentaire, cosmétique, voire pharmaceutique, en tant que sources de molécules à haute valeur ajoutée, dont la production par des procédés conventionnels reste coûteuse et peu durable.

Les déchets de biomasse dans l’économie circulaire

L’économie circulaire décrit le process par lequel des ressources sont extraites pour fabriquer des produits, et où l’on va ensuite récupérer et recycler les matériaux utilisés à la fin de…

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Auteur: Maher Abla, Enseignant-chercheur en chimie à l’ESTBB et membre du groupe de recherche "Biotechnologies, Santé, Ethique" de l’unité de recherche UR CONFLUENCE: Sciences et Humanités (EA 1598), UCLy (Lyon Catholic University)

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