Le pari était à l’image de l’homme, complètement fou. De la Vendée au désert du Nevada, aux États-Unis, Philippe Maindron est parvenu à démonter, faire voyager et rassembler « Eiffeila » à temps avant le début du Burning Man, ce dimanche. « C’est surréaliste », confie l’artiste, qui n’en revient pas.
« C’est quand même une histoire complètement folle« , rembobine Philippe Maindron, en sueur, joint par WhatsApp à Black Rock City où il venait d’achever le montage de « sa » Tour Eiffel en 72 heures chrono. Deux ans après s’être lancé un pari, pour beaucoup irréaliste, l’artiste et créateur notamment du festival de Poupet, à Saint-Malô-du-Bois en Vendée, est parvenu à aller au bout de son rêve juste à temps, avant le lancement du Burning Man, ce dimanche 30 août, festival qui se déroule chaque année dans le désert du Nevada, aux États-Unis.
Eiffela a été remontée en l’espace de 72 heures dans le désert du Nevada, aux Etats-Unis. – Philippe Maindron
« Ca a coûté le prix d’un rêve »
Retenue parmi 500 dossiers de candidatures, encore fallait-il parvenir à acheminer « Eiffeila Broken Dreams » à quelque 9.000 kilomètres de Rochetrejoux et des chantiers de Maindron Production. « La direction n’a jamais pensé une seconde que j’aurais pu aller au bout de mon projet« , glisse le Vendéen, non sans fierté. Parce que déplacer une réplique « cassée » de la Tour Eiffel de 30 mètres de long et 15 mètres de haut s’apparente facilement à un casse-tête. « Ca fait deux ans que j’y travaille, j’étais venu l’an passé en repérages et à un moment donné, il faut se lancer, poursuit le sexagénaire. Tu essaies de penser à tout, de rien zapper et puis tu te dis que, de toute façon, c’est un « one shot » et tu n’as pas le droit à l’erreur. »
Avec ses équipes, Philippe Maindron a donc fait traverser l’Atlantique à Eiffela par bateau. « On est…
Auteur: Claude Morizur
