Les récentes classifications du nucléaire comme énergie verte ou alternative préfigurant ladite « transition écologique » par les instances européennes ou la conférence de Dubaï, nécessitent que l’on y revienne sérieusement… Le gigantesque plan de relance français également. D’autre part, la guerre entre un état qui possède l’arme nucléaire et un autre qui a six centrales sur son sol réactualise toutes les formes de désastres inhérentes à son existence depuis 1945. C’est l’objet du texte suivant en dix-huit thèses, que de revenir sur l’essence du nucléaire afin d’en proposer une théorie critique.
1 – Le nucléaire n’aurait pas pu être inventé sans la connaissance intime de la matière, sans la relativité (E = MC2) et sans la physique des particules. C’est donc le fils ainé de la science du XXe siècle et il en aura porté la puissance à son apogée.
La controverse scientifique, ce fut d’abord le terrain des cigarettiers états-uniens et c’est le terrain privilégié des nucléocrates car ils savent que la méthode inclus le doute. Ils savent aussi que c’est le meilleur moyen de dépolitiser le nucléaire. Cela ne signifie nullement qu’il faille se passer du mode de connaissance scientifique dans l’examen de la question nucléaire.
2 – L’aventure du projet Manhattan, c’est avant tout la recherche d’une puissance de destruction supérieure, plus moderne et plus scientifique que les anciennes solutions faisant appel au « process » fordo-tayloriste utilisé lors de la première guerre industrielle, totale et mondiale, puis à Auschwitz-Birkenau. Le nucléaire est alors apparu comme la solution ultime de tout conflit.
Etant donné que les rapports sociaux de production capitalistes ont envahi tous les domaines du socius depuis la fin du xixe siècle, un parallèle peut être dressé entre l’évolution structurelle du capital et celle de la guerre ou du crime de masse qui deviennent…
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Auteur: dev

