Le temps d’une journée, Orléans est devenu la capitale de l’antifascisme. Alors que le Rassemblement national tenait son congrès pour lancer la campagne de Marine Le Pen, entre 11 000 (selon les autorités) et 26 000 personnes se sont mobilisées contre « le racisme, le fascisme et l’impérialisme », répondant à l’appel de syndicats, d’associations et de politiques. Des manifestants venus de toute la France, pour une marche joyeuse et familiale, sous le regard de 3 000 policiers et gendarmes.
Plusieurs responsables de gauche étaient aussi présents dans le cortège — Olivier Faure (Parti socialiste), Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, Bally Bagayoko (La France insoumise). Après deux heures d’une marche maintenue par les autorités loin du centre-ville, la manifestation s’est dispersée dans le calme. Une partie des participants se sont ensuite rendus au Campo Santo, un ancien cloître à deux pas de la cathédrale, où se tenait un village antifasciste, avec tables rondes et concerts.
Voitures interdites, commerces fermés, poubelles retirées, statue de Jeanne d’Arc barricadée… Prédisant l’apocalypse, le maire de la ville, Serge Grouard (divers droite), a annoncé un couvre-feu pour les moins de 15 ans, dans toute la ville, de 21 heures à 6 heures du matin, pour les nuits de samedi 24 octobre à dimanche et de dimanche à lundi. La préfecture a également interdit toutes les manifestations à proximité du centre des congrès qui accueille le congrès du RN, notamment dimanche quand Marine Le Pen doit prononcer son discours.
1. Orléans, le 24 octobre 2026 — Des manifestants arrivent à la gare d’Orléans pour participer à la manifestation contre le congrès du RN, qui se tient dans la ville les 24 et 25 octobre 2026. Les personnes qui descendent du train sont systématiquement contrôlées par les forces de l’ordre.
2. Les rues de la ville d’Orléans sont désertes….
Auteur: Valentina Camu
