Ah Paris 2024… les jeux, les anneaux, la compétition et toutes ces nations qui se retrouvent autour d’une bonne partie de tir-à-l’arc. Si beaucoup a déjà été dit et écrit sur ces prochains jeux olympiques, Jean-Marie Brohm, sociologue critique du sport, revient sur l’histoire et l’idéologie de l’inventeur des anneaux et du CIO : le baron Pierre de Coubertin. On y apprend que ce qui lui importait, ce n’était pas seulement de participer… mais aussi de créer une machine de guerre sportivo-spectaculaire qui puisse propager la bonne parole réactionnaire, coloniale et nationaliste.
Le sociologue Jean-Marie Brohm, principal fondateur de la Théorie critique du sport et de l’olympisme dans le milieu des années 1960, se propose de démystifier la figure emblématique de Pierre de Coubertin, à la lumière de ses écrits qui témoignent de ses obsessions : le sport et la guerre, le sport et la colonisation, le sport et les inégalités sociales ou raciales, le sport et l’hygiène individuelle et sociale, le sport et la morale anti sexuelle, le sport et les femmes, le sport contre le socialisme, le sport facteur de paix sociale et le rebronzage des Français, les Jeux olympiques et le régime hitlérien.
« Le néo-olympisme, que Coubertin a explicitement conçu comme un mouvement “religieux“ ou “philosophico-religieux“, est une idéologie au sens fort du terme, c’est-à-dire une “fausse conscience“ qui travestit ou occulte la réalité. » Trois contradictions la traversent : ses prétentions universalistes et les déclarations nationalistes de Coubertin, la prétendue aspiration à la paix entre les peuples et les conceptions ouvertement ethnocentrismes, racistes et colonialistes, le fossé entre l’idéal olympique et la réalité corrompue du sport de compétition. Il se considère, par ailleurs, comme un « colonial fanatique » et défend l’inégalité des races. Adepte d’une hiérarchie…
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Auteur: dev

