8 Français sur 10 ont une mauvaise opinion des partis politiques, selon un sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro. 90 % les trouvent mêmes malhonnêtes. Ces chiffres font partie du manque de confiance envers les institutions que pointe Pierre Rosanvallon dans son livre « Les Institutions invisibles » (Edition du Seuil). Il en a repéré trois : la confiance, la légitimité et l’autorité. « Il faut attirer l’attention sur elles. Elles n’ont pas d’adresse ni de structure, mais sont primordiales », souligne l’historien. Le professeur émérite au collège de France indique que ces « institutions invisibles font système entre elles ». Si une population est défiante envers ses institutions, elle ne les considérera pas comme légitime et ne respectera pas son autorité.
« Au fond de la confiance, il y a souvent un manque d’information »
« Quand la confiance envers les institutions se dérobe, c’est là que toutes les catastrophes arrivent », indique Pierre Rosanvallon. « La confiance ne se décrète pas. Mais c’est comme l’amour, il peut avoir des preuves de confiance », ironise l’historien. Il prend en exemple la mise en place de règles strictes pour que des produits d’épargne soient proposés, un contrôle des normes de consommation ou de qualité des produits. « Au fond de la confiance, il y a souvent un manque d’information », poursuit le sociologue. « Si je rencontre un inconnu dans la rue et qu’il me demande…
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Auteur: Quentin Gérard

